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Nextdoor se veut opérateur de nouveaux usages au travail et se voit à ce titre comme un véritable laboratoire. Il n’est donc pas surprenant que des experts viennent étudier ce qui s’y passe ! Pendant un an, nous aurons la chance d’accueillir Camille Pfeffer, ancienne consultante en management et RH. Depuis octobre, Camille réalise une thèse sur l’expérience des salariés en espace de coworking, et l’incidence de ces espaces de travail partagés sur l’identité au travail et le lien à l’entreprise. Pour ce faire, elle cherche des volontaires pour témoigner.

Camille, peux-tu te présenter :

Je m’appelle Camille Pfeffer et je suis doctorante en Sciences de Gestion à l’Université Lyon 3. J’ai fait mes études à emlyon business school dont j’ai été diplômée en 2011. J’y ai ensuite travaillé deux ans (pour une Chaire de recherche) avant de rejoindre en 2013 un cabinet de conseil en tant que consultante sur des problématiques RH et de conduite du changement. En 2016 j’ai repris mes études à l’IAE de Lyon avec pour objectif de poursuivre ensuite en doctorat. Je voulais travailler sur la question du travail et des espaces de travail.

Que viens-tu faire chez Nextdoor :

Je viens justement découvrir et essayer de comprendre de nouvelles façons de travailler dans des espaces différents de ceux de l’entreprise. Avec les technologies de communication, on a repoussé les frontières de l’entreprise. En quelques mois, le paysage des espaces professionnels a fortement évolué. Il y a des études sur ce sujet. En revanche ce que l’on connait moins, c’est le vécu des salariés… l’expérience des salariés qui viennent travailler dans ces espaces de coworking et en particulier chez Nextdoor. Quelles sont leurs motivations ? Est-ce que c’est différent que de travailler dans un « bureau classique » ? Et si oui, en quoi ? Est-ce que cela influe sur la façon dont le salarié aborde son travail, son activité, voire son lien à l’entreprise ? Finalement, est-ce que ce type d’espace joue un rôle dans la façon dont le collaborateur se définit dans un environnement professionnel ?

Qu’est-ce qui t’a donné l’idée de cette étude ?

Ma propre expérience ! Au fil de mon parcours professionnel, j’ai eu l’occasion de travailler dans différents espaces : des bureaux fermés, individuels ou collectifs, un immense open space dans une tour à La Défense, des bureaux partagés dans un cabinet de conseil, mais aussi en déplacement ou chez des clients pendant des missions… Quand j’étais consultante j’ai également vécu un passage en flex office qui m’a un peu déstabilisée. J’ai voulu comprendre pourquoi. J’ai donc cherché à en savoir plus sur ces nouvelles pratiques. Cela m’a donné l’idée de m’intéresser spécifiquement au vécu et au ressenti des collaborateurs, en particulier ceux qui sont amenés à aller travailler dans des espaces de coworking.

Pourquoi Nextdoor ?

L’an dernier, dans le cadre de mon master, j’ai réalisé un premier travail de recherche sur ce sujet à La Cordée, un des acteurs historiques du coworking et chez qui la dimension communautaire très présente. Pour cette nouvelle étude, il me fallait une seconde offre de coworking, également adressée à des entreprises à la recherche d’espaces de travail pour leurs salariés, voire directement à des salariés. Nextdoor et La Cordée sont donc pour moi deux environnements complémentaires pour ce projet.

Quel sera l’intérêt de cette étude du point de vue des entreprises, qu’apprendront-elles ?

Pour ces entreprises c’est l’occasion d’obtenir un retour qualitatif concernant le vécu des salariés venant travailler au sein des espaces de coworking.

L’idée c’est de leur faire bénéficier d’éléments sur l’expérience et éventuellement l’impact de ces espaces de travail. Y a-t-il un impact ? Si oui, quel est-il ? Se définit-il en termes de productivité, de créativité, de sociabilité ? Est-il le même pour tous ? Est-il linéaire ? L’an dernier, les salariés qui (télé-)travaillaient en espaces de coworking représentaient moins de 10% des télétravailleurs en France. Y a-t-il une réticence de la part des entreprises au télétravail depuis un espace de coworking ? Ont-elles tort ou raison ? L’objet de mon étude est de proposer des éléments consolidés objectifs et sans tabou, afin de permettre aux entreprises d’y voir plus clair.

Quand et comment se déroulera ton enquête ?

J’ai prévu de la réaliser à Lyon. Elle s’étendra sur douze mois, afin de suivre l’évolution des pratiques et du ressenti des salariés : j’aurai besoin de rencontrer les participants trois fois. Une fois au début de l’étude (ou à leur arrivée chez Nextdoor), une fois à mi-parcours et une fois à la fin de mon étude (ou à leur départ si jamais un participant est amené à quitter Nextdoor). L’idéal est de rencontrer la personne pendant une heure (mais cela peut aussi se faire par téléphone ou visioconférence) et les entretiens pourront commencer dès le mois de juillet pour ceux qui ont des disponibilités.

Une entreprise résidente peut-elle te solliciter pour tu interroges ses collaborateurs ? Et un salarié peut-il le faire à titre personnel ?

Oui bien sûr ! J’invite les employeurs et/ou les salariés qui le souhaitent à me contacter dès à présent. Un collaborateur peut participer à l’étude en coordination avec son entreprise ou le faire à titre individuel. Je recherche des personnes qui sont désireuses d’échanger sur leur expérience et d’apporter leur témoignage sur les pratiques de travail. J’insiste au passage sur le fait que toutes les données seront traitées de façon confidentielle et anonyme.

Quelle est exactement ta cible pour cette étude ?

Le répondant doit impérativement être :

- Un salarié qui travaille (au moins pour partie), soit en coworking, soit en bureau dédié ; et dont l’entreprise possède par ailleurs des locaux en propre.

- Ou un décideur qui a choisi de placer une partie de ses effectifs dans un espace de travail partagé (soit en coworking, soit en bureaux dédiés).

 

CONTACT

camille.pfeffer@univ-lyon3.fr

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